2015, oct : financement du complexe

Article du Telegramme du 3 octobre 2015
Conseil municipal : Solution inédite pour financer Kerzincuff

Et si le monde économique mettait la main à la poche pour financer des projets municipaux ? C'est l'idée de la majorité, qui se met en quête de partenaires pour réaliser son projet de complexe sportif de Kerzincuff. Sept entreprises sont déjà partantes, a annoncé le maire, jeudi soir, lors du conseil municipal de rentrée.

On le sait : l'heure est aux vaches maigres pour les collectivités locales. Au Relecq-Kerhuon, la réduction des dotations de l'État est ainsi évaluée à 180.000 EUR par an. Un coup de rabot qui a incité le groupe majoritaire à rechercher d'autres solutions pour la poursuite des investissements dans la commune, et notamment pour mener à bien le réaménagement du complexe sportif de Kerzincuff (3,8 MEUR). « Le législateur nous en donnant la possibilité, nous nous tournons vers le financement participatif », a expliqué le maire. Tout à fait légale, s'agissant d'un projet d'intérêt public, cette initiative, inédite dans le pays de Brest, fait appel au mécénat. « Sur les onze entreprises contactées, sept ont déjà répondu favorablement, assure le maire. Outre l'avantage fiscal qu'elles peuvent en retirer, leur motivation tient aussi à leur souhait de participer à la vie de la commune. Je vous rassure, ce partenariat ne fera pas fleurir une légion de panneaux publicitaires, mais cette aide privée viendra en déduction du coût des travaux », complète Yohann Nédélec.

Le coût fait tiquer la minorité


C'est d'ailleurs ledit coût qui a fait réagir le groupe minoritaire. Ce dernier s'est en effet étonné de l'augmentation financière de l'opération visant trois pôles : le football (création d'un terrain synthétique équipé de tribunes et vestiaires) ; le basket (agrandissement de la salle existante) et le rugby (terrain en herbe adapté et doté de vestiaires). « L'avant-projet annonçait 3.219.500 EUR HT auxquels s'ajoutent 580.500 EUR HT de frais (maîtrise d'oeuvre, levé topographique, étude géotechnique, gestion des eaux pluviales, contrôle technique...), soit un montant hors taxe de 3.800.000 EUR ». Le maire a justifié une partie de l'écart par une erreur commise par la programmiste sur le prix du m² (3 EUR au lieu de 30).
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